macheist.pngVoilà un modèle économique ou système de vente alternatif de logiciels que j’aime vraiment bien, à la fois pour les clients et à la fois en pensant aux vendeurs.

J’ai pris MacHeist comme illustration qui est un précurseur et probablement le plus abouti.

Le principe global est simple : proposer aux « petits » vendeurs d’avoir leur produit vendu à prix très réduit en leur proposant une quote part du gateau global. Cela se décompose en plusieurs idées :

  • Premier principe : beaucoup de logiciels (dont certains très connus) à un petit prix, pour cela l’argument massue : 90 % de réduction ou 10 logiciels pour le prix d’un ou on additionne le prix de chaque logiciel si il est acquis seul et on affiche un beau total barré et le petit prix. C’est le SUPER bundle (qui tue).
  • Deuxième principe : 1 ou plusieurs logiciels supplémentaires sont déblocables selon le volume des ventes, c’est le principe de seuil. En même temps ces « carottes » font avancer la démarche toute seule. Ceux qui VEULENT ces logiciels pour maximaliser leur investissement vont inciter d’autres personnes à acheter le bundle.
  • Troisième principe : un pourcentage non négligeable des revenus sont reversés à une association caritative de votre choix
  • Quatrième principe : le temps – il y a plusieurs opérations de ce type à partir de différents mélanges, mais elles ne sont pas simultanées (pas de concurrence), espacées dans le temps de quelques mois, et surtout elles sont limitées dans le temps (final countdown ticking)
  • Cinquième principe : un process ultra simple coté client (1 seule étape pour avoir tous les softs) : un achat déclenche l’attribution des n licences d’un coup !

Qu’est-ce qu’y gagne l’éditeur du logiciel (en très peu de temps) ? :

  • une visibilité impressionnante (au niveau communauté d’utilisateurs) et une quote part des revenus (of course)
  • une distribution des fichiers (la bande passante ça peut coûter cher pour un tout petit éditeur)
  • une base de clients pour d’autres produits complémentaires ou un programme de mise à jour / fidélité, pour du service (conseil, intégration, etc)
  • une base de clients supplémentaires (son produit se vendait déjà)
  • une action marketing évidente pour transformer des prospects hésitants en vrais clients ou tout simplement des personnes qui ne connaissaient pas du tout le produit avant en clients.
  • un surcharge de travail coté support (et oui)

Je suis convaincu qu’en mêlant ce principe de « crowd buying » et esprit club on peut faire pas mal de choses – Bruno si tu me lis… 😉

givefoodtomac.pngPS : J’ai utilisé MacHeist (USA, worldwide) comme illustration détaillée, mais l’Europe n’est pas en reste, sous l’impulsion d’Aquafadas un éditeur Mac de Montpellier, l’opération give food to your mac, tourne sur un principe très proche (une réduction sur le prix usuel qui varie selon le nombre d’applications achetées).
Un point à remarquer dans les 2 cas : un couple ergonomie/graphisme vraiment bien travaillé est mis en place à chaque fois et une mention particulière pour give food to your mac qui pousse le concept à avoir un graphisme pensé en fonction du nom de l’opération (on se croirait dans ratatouille et j’adore).

One thought on “Distribution alternative des logiciels

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