5 août 2021

Envie de bien faire et d’entreprendre

Micro marché ou marché de niche, ce sont les marchés recherchés par les acteurs agiles et malins, qui se lancent ou cherchent à se lancer, et le tout est souvent de trouver donc une niche à dimension humaine et d’offrir des produits et/ou services de qualité à des « connaisseurs ». Bon une fois que l’on a écrit ça… il faut s’y mettre… mais surtout se dire que cela ne se passera pas comme pour un autre marché !

Dans notre cas nous nous avons entrepris (sans le savoir) d’aborder le marché de la newstalgia (ou Retromarketing) de la décoration, et donc aussi des collectionneurs. Sur ce marché la relation à l’objet acheté est par nature plus passionnelle – imulsive et raisonnée à la fois et repose sur une somme impressionante de sentiments, ambiances ou sensations – reproduits ou retrouvés: blues, parffum d’antan, gage de qualité, saveur/plaisir d’autrefois, charme désuet. C’est beaucoup plus que pour un bien de consommation normal. De ce fait il est donc fréquent de recevoir un email de remerciement pour la prestation offerte (merci merci, cela fait énormément plaisir et nous touche à chaque fois). C’est très étonnant (pour ceux qui sont extérieurs) et tellement normal. Pourtant… vous ne vous voyez pas retourner dans une grande surface pour remercier le chef de rayon ou le directeur pour la qualité de votre pain de mie acheté la veille.. ou envoyer un mail à un gros site pour la livraison de votre appareil photo numérique acheté (forcément) moins cher. Pour tous ceux qui abordent un micro marché, préparez vous donc à avoir des relations « extra normales » avec vos clients et il vous faudra croire encore plus dans vos produits et vos services, les aimer, bien les connaître, savoir les découvrir et partager vos connaissances (et les connaissances des clients qui sont parfois supérieures aux notres) et goûts ET ne pas les tromper.

Pour se détendre je vous propose de partager quelques remarques qu’au fil du temps nous avons noté comme quelques questions qui se posent au quotidien mais pour lesquelles une TPME est souvent sans réponse autre que le système D, voilà quelques exemples :

Comment fait-on dans un TPE ecommerce pour prendre quelques jours de repos ou des vacances ? On ferme une boutique ouverte tout le temps ? (pas la peine d’afficher des horaires, on reçoit des emails à n’importe quel heure du jour et de la nuit, alors afficher une fermeture pour vacances…) On donne les clés à un intérimaire (tiens pas bête). Mais cela veut dire donner accès à son local, son système, faire confiance, former. Je me rappelle un stage Felix Potin. Les stagiaires d’été étaient recrutés « en couple » pour prendre le relai des couples qui tenaient toute l’année ces petites supérettes, stage passionnant avec une bonne dose de découverte sur le tas, à travers les clients. Il y a peut-être un créneau pour monter un service de « remplacement » pour les TPE ecommerce, mais sachez que seul ou presque ce ne sera pas toujours simple pour vous « évader ».

La multiplicité des besoins et solutions informatiques. On ne trouve pas facilement de solution logicielle « universelle » pour le e-commerce « qui fasse tout », notamment avec du web et autre chose (par exemple un point de vente). On trouve d’un coté des solutions web customisables, d’un autre coté des solutions comptables, et un peu au fond de la gestion de stock et de la gestion commerciale, je ne parle même pas de paiement électronique et de logistique… en 2006 on bricole encore pas mal. A quand une solution universelle ? A vous de la concevoir en fonction de vos besoins et de votre quotidien, pour cela rien de tel que d’aller voir ceux qui « fonctionnent » déjà.

Allez on s’attaque à Internet. Idée reçu bien acquises : Pour vendre sur Internet il faut être dans google, sous entendu bien placé. Ok, pour accélérer les choses il faut aujourd’hui passer à la caisse des mots clés. Mais que penser quand on s’apperçoit que google est aujourd’hui attaqué pour les fraudes au clic ? Et puis finalement il ne faut pas être que dans google et là aussi il faut prévoir de payer les clics. De quoi forcer à bien réfléchir sur des stratégies alternatives comme le référencement naturel, la communication traditionnelle vers quelques relais d’opinions ou la presse, la communication locale. Enfin, votre naturel et vos qualités feront la différence, tout ceci sans budget.

Et puis 2 dernières réflexions qui vous pousseront à toujours essayer de mieux servir vos clients et toujours inventer des petites astuces au quotidien :

– Les grands piquent des idées aux petits et les appliquent avec d’autres moyens, tout en s’éloignant de la relation de proximité des petites idées.

– Les grands critiquent les petits (alors qu’ils font mieux que les grands), au lieu de décortiquer ce que font bien les petits.

Enfin, un truc à se rappeler, bien souvent le challenger outsider attire la sympathie, sachez donc être sympa en retour et offrir de la douceur de vivre.

Jean-Marc et Nathalie pour www.enviedentreprendre.com

2 réflexions sur « Envie de bien faire et d’entreprendre »

  1. en fait tu occupe le marche des baby boomers, ils sont nostalgiques, branches sur internet et n’ayant plus d’enfant a charges, ont de l’argent pour les achats impulsifs ;-)

    un truc a rappeler:

    Etre premier est rarement rentable, il est souvent tres benefique d’etre second et ainsi beneficier des depenses marketing/effort du premier a eduquer le client. il y a de tres bonne strategies marketing pour utiliser de facons intelligente les depenses marketing du premier sur le marche ;-).

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