Une publicité se promène actuellement dans la boîte à images, une incitation à utiliser les transports publics, les transports en communs, pour moins polluer. Je l’ai vu hier soir. Ce matin en allant au travail (j’ai la chance, le privilège, de pouvoir y aller à pied), j’ai croisé un train de banlieue (qui va vers La Défense et Saint Lazarre), à petite vitesse, bondé de monde, tout embué.

Effectivement les transports c’est bien, cela mutualise l’effort de véhiculation et donc l’énergie.

Mais, avez vous essayé de vous déplacer en pleine journée, en dehors des heures de pointes ? En effet autant cela semble assez facile aux heures de pointe (surtout si on ne souffre pas de claustrophobie ou de la chaleur), autant les temps sont extrêmement allongés lorsque le rythme des passages est modifié, considérablement modifié. Pas que les passages, la publicité montre de l’espace, des utilisateurs assis. Ce n’est possible qu’à certaines heures. Ce n’est pas compatible.

Or, c’est justement les points de rupture qui font que si on n’a pas “le” rythme global (heures de pointe), on ne peut pas avoir “confiance” et on préférera utiliser un moyen “certain” comme la voiture. Si on cherche à vivre mieux de façon globale (ne pas polluer et bien se déplacer), il faut décaler ses horaires. Malheureusement ce n’est pas tout à fait adapté à nos modes de fonctionnement “globaux”.

On peut rêver : des transports de plus en plus automatiques, avec plus d’hommes, à des heures de plus en plus accessibles à tous, avec plus de services de communication, avec plus de fréquences, pour tous les horaires de travail ou activités. On peut rêver, oui. En attendant, demain matin, marche à pied avec plaisir calée sur les heures de pointes encore bien en place.

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