Chronique pour enviedentreprendre

Quelques conseils pour démarrer sans trop de moyens

Quand vous souhaitez lancer un produit ou un service faites le d’abord pour vous et vos proches (il faut que vous ayez envie de l’utiliser et l’acheter… aux prix envisagés) cela vous économisera du temps et de l’argent en études. Vous pensez avoir détecté une niche ? Le produit ou le service ou la marque sont totalement inconnues ? Ce sera probablement plus difficile à le faire connaître.

Si vous vous posez des questions sur comment faire quelque chose, copiez les réussites, copiez les meilleurs, avec vos moyens, avec vos sentiments, mais si des leaders ont mis 5 ans à établir un standard, vous allez économiser 5 ans d’études. Il est possible que d’autres ont travaillé à adapter ces concepts dans des solutions accessibles (c’est ce qui s’est passé dans l’e-commerce ou les systèmes de publication). Rassurez vous si vous êtes copiés c’est bon signe c’est que vous apparaissez comme un leader.

Utilisez tout ce qui peut être utilisé du monde de l’open source (outils web ou outils sur le poste de travail) et des services en ligne, notamment les outils google (apps, docs, mail, calendar) et les médias sociaux, il est possible que vous soyez tout de suite en avance dès que vous allez les utiliser, même si ces outils vous paraissent simples, ils sont utilisables de partout et permettent de travailler à plusieurs. Un outil open source vous plait et vous rend service, faites un don, cela peut aider le jour où vous aurez besoin d’aide. Vous avez appris quelque chose, répondez à votre tour aux questions.

Identifiez très vite vos outils, vos appuis. Si vous ne connaissez rien lisez les forums et blogs qui parlent du sujet qui vous intéresse, questionnez sur twitter, il vous faudra apprendre et savoir de quoi on parle avant de signer des devis. Essayez de trouver de vrais partenaires, les techniques et les technologies évoluent vite. Pensez efficace, plutôt que très très beau. Démarrez, améliorez ensuite (si vous avez du succès il est possible que n’ayez pas le temps d’améliorer, c’est bon signe).

Identifiez ce que n’arrivent pas à faire les meilleurs et les plus grands et faites le, avant eux (notamment les services en ligne et les médias sociaux), même en copiant vous vous retrouvez sur une niche, probablement pour pas très cher.

Vous n’avez pas de budget marketing ? devenez votre propre ambassadeur et personnifiez votre communication et vos actions, identifiez bien ce que font les autres acteurs avec un peu de budget. Ne faites pas n’importe quoi avec les emails ni dans vos contacts. Soyez respectueux de l’éthique, les erreurs se voient. Soyez patients, ceux qui sont visibles ou appréciés le sont avec beaucoup de travail, apprenez, faites, participez maintenez.

On vous promet des solutions et des résultats. N’hésitez pas à tester, à comparer, ramenez chaque coût à celui du coût par client et ce que peut vous rapporter un client. Ne vous faites pas abuser par les notions d’audience, de position et de transformation, il y a beaucoup de monde. Même les plus grands négocient durement, le test vous fait gagner des points dans la négociation.

Ne soyez pas orgueilleux. Un salon ou une place de marché a des millions de clients et visiteurs ? Votre bureau est inconnu et votre site n’en aura que quelques centaines si tout va bien au début, allez là où sont vos futurs clients, vous pouvez gagner du temps et testez vite votre idée.

Soyez rapides et sympas, surtout avec vos clients. N’essayez pas de grossir vite et d’écraser vos concurrents, laissez faire vos clients. Lâchez prise envers les aigris, les statiques et vos concurrents qui tenteront de vous décourager.

Consacrez le plus gros de votre budget à vous occuper de vos clients, cela peut prendre plusieurs formes, services web rapides et efficaces, produits disponibles, services plus rapides ou sécurisés, plus proches, disponibilités, conseils de qualité avec du recul, vos clients le ressentiront et une bonne partie seront fidélisés. Capitalisez sur vos clients à moins que vos clients ne soient des clients à « tirage unique ».

Sachez trouver votre alter ego, passer de 1 à 2 est un énorme passage qui peut tout changer, surtout si vous êtes côte à côte. Le meetic des entrepreneurs n’existe pas vraiment mais si vous avez démarré quelque chose vous avez des atouts et des besoins. Passer à la vitesse supérieure cela passe par du complément de compétences, une capacité d’exécution et pas forcément un financement.

Inspiré par Guy Kawasaki

Chronique écrite pour enviedentreprendre.

Dans l’espoir de finir à temps ma chronique pour Olivier d’enviedentreprendre, je voulais juste parler de ce qui se trame au sein de notre petite équipe et « work in progress » est un titre tout à fait adapté, que je traduirai en « rattraper un petit retard sur nos chantiers ».

Nathalie a le nez dans la compta de l’année passée et essaye de boucler ça de façon pro, de manière à éviter les allers et retours avec le comptable pour la validation. En même temps elle planifie les évènements / rencontres à la boutique pour les 3/4 mois à venir. Surtout l’activité ne s’arrête jamais et les jours rallongent au niveau soleil mais pas sur le nombre d’heures, et il faut aménager l’arrivée de plusieurs marques (très belles marques et beaux produits) au sein de la boutique.

Donc c’est de mon coté que ça se passe, avec 2 ou 3 chantiers en parallèle :

Premier chantier, mise en place du logiciel de caisse et surtout gestion du stock / clients : j’en ai déjà parlé, ici sur mon blog, pour le choix de la solution et de l’éditeur de la solution pour le point de vente. Avec tout l’attirail qui va avec (lecteur code barre, imprimante étiquette, imprimante tickets et… chèques, tiroir caisse, cela devrait améliorer 3 points du quotidien (la gestion du stock/inventaire permanent, la gestion des clients et allez on peut rêver le lien avec la comptabilité) tout en perdant de la réactivité au moment du passage en caisse et le coté boutique à l’ancienne.
On a recyclé le premier mac (mini) qui nous suit depuis le début officiel de l’aventure (avant, pour les connaisseurs, c’était un Cube). Au passage nathalie y gagne d’avoir un poste de travail au coeur de la boutique (webcam, mail), mais a un peu peur du passage au numérique, avec formation sur le tas.. de tickets… Il faut que l’on regarde si on doit refaire un inventaire pour démarrer sur un stock « clean » (là ça rigole moins). Le logiciel a un mode « formation » (bac à sable) qui sera probablement utile pour ne pas enregistrer d’erreurs (que l’on ne pourrait effacer…).

Deuxième chantier, La partie web dont on a parlé plusieurs fois, devrait subir 2 sortes de travaux. La première est tout simplement une amélioration de l’existant, une sorte de gros ménage de printemps (et il y en a besoin…). Cela passera par valoriser le contenu produit, revoir et alléger certaines pages, revoir quelques éléments de charte, uniformiser la partie « contacts » sur tout le site, dédier un numéro de téléphone et plus concrètement revoir le processus de commande et  les moyens de paiements.

La deuxième série de travaux c’est tout simplement enrichir l’offre produits, pour que cela « colle » à ce qui est en boutique : prise de photos, création des fiches et en parallèle trouver une solution complémentaire pour le transport des objets volumineux. Et puis si il reste du temps il s’agira de finaliser la séparation des univers et avoir un univers dédié et repensé pour prolonger la relation client qui existe en boutique et voir comment faire pour que les systèmes de vente se parlent. On en reparle la prochaine fois (dans un mois donc, ambitieux comme planning).

Enfin, on devrait trouver le temps pour faire quelques séances de bricolage dans la boutique pour améliorer quelques trucs (une zône où l’éclairage est à renforcer, un coup de peinture sur une partie non visible de la devanture) – je vais avoir besoin du coach Thomas ^-^. Bref, il y a toujours de quoi s’occuper !

Depuis le début de Brocanteo (et Indémodable), j’ai fait mon ayatollah Apple, que du mac. Il n’y a que le soft de ColiPoste (pour les étiquettes des colis) qui tourne sur un windows via une machine virtuelle, un vieux XP qui a migré d’un portable Dell qui depuis n’a pas été rallumé, le tout dans une fenêtre que Nathalie n’ouvre que pour ça. Cela a porté ses fruits, même si cela a demandé quelques efforts de ci de là, Nathalie a toujours bénéficié de machines qui ont bien tourné (à part l’épisode avec son macbook qui a vu tout son intérieur être changé, qui depuis tourne comme une horloge). D’ailleurs, le Mac Mini des débuts (le premier modèle sorti en 2005 accompagne notre petite histoire) a été recyclé en poste de point de vente (et emails/chat).

Donc quand, un an avant de se décider, il a fallu regarder de près une solution pour le point de vente Indémodable. Ça jargonne pas mal, on parle de solution POS : Point of Sale ou de TPV Terminal de point de vente, mais cela devait faire un peu plus que des tickets puisque nous voulions une gestion des clients et une gestion des stocks et… une possibilité de converser avec notre site e-commerce.

Vite j’avais regardé un outil open source à greffer à oscommerce (qui n’a jamais marché, qui n’évoluait pas et qui était très limité) et d’autre part ce qui existait en logiciel mac, pas beaucoup de choses en fait. J’avais alors fait une petite recherche et avait trouvé TPV de Kinhelios (un POS Mac / Windows basé sur 4D) via Macgestion, un blog/magazine sur les outils « pro » (plutôt français) type gestion/compta/commerce sur Mac – qui avait fait un reportage sur un magasin de jouets (Indémodable vend aussi des jouets, le saviez vous ?)

Via Macgeneration, j’avais vu un (très) beau logiciel, Checkout (qui a un TRES beau site web ici), très « mac » style. Au moment où nous nous sommes décidés, CheckOut ne parlait plus Français (!), ne supporte qu’une marque d’imprimante (qui fournit des drivers mac) et les réponses apportées à mes questions par le support n’allait pas aussi loin que celles du fondateur de Kinhelios. Et enfin j’avais aussi vu le très cher xsilva lightspeed (qui sait même utiliser l’isight pour scanner des codes barre ou propose même une solution de e-boutique) dont l’importateur français ne m’a jamais répondu.

Dès le départ j’ai bien senti cette solution de gestion de magasin TPV et commerce (made in France), bien que cela tourne sous 4D (et que par le passé j’ai rarement eu de bonnes expériences avec 4D (lui aussi made in France), une époque, milieu des années 90, où rien sur Mac n’était stable d’ailleurs). Ce sentiment était renforcé parce que systématiquement j’avais des réponses concrètes aux questions que l’on se posait, soit automatiquement sur le site, soit en posant des questions au support (et même en étant rappelé par téléphone).

Alors cette solution de TPV/POS ?

kintpv.png

J’ai apprécié d’être guidé par le site, notamment par la partie « matériel« , car c’est presque mission impossible de savoir via les sites de constructeurs de matériels ce qui peut être couplé à un mac. Une version de test est disponible et permet de tout faire (avec un petit stock déjà intégré cela permet de simuler très vite quelques ventes).

L’équipe répondait toujours très vite à mes questions. J’ai même vu mes questions posées s’intégrer dans la FAQ puis la roadmap du logiciel que l’on trouvait dans les fichiers de release, comme quoi cela devait « matcher » avec d’autres demandes de leurs clients et que ce qu’on se posait comme questions était logique.

Via la version de test, j’ai d’ailleurs pu acheter progressivement et intégrer les équipements les uns après les autres (et trouver un petit bug sur l’impression des chèques sur notre modèle d’imprimante tickets/chèques). Donc le logiciel gère l’imprimante tickets/chèque (en réseau !), le tiroir caisse, le lecteur code barre (là on a eu du mal à avoir un lecteur qui marche sur tous nos mac de la même façon…, on a finalement pris le modèle préconisé), et une imprimante à étiquettes. Je ne connais pas de solution pour gérer le lecteur de Cartes bancaires (pour éviter la saisie du montant).

Bon, mais au delà de l’aspect technique, il y a l’aspect pratique, et rentrer dans la philosophie d’un logiciel va prendre du temps alors que depuis bientôt 2 ans, la principale intéressée arrive à tout gérer (vous savez le job multi-compétences) avec son cerveau et ses carnets (et oui !), et un peu de tableaux. La doc est… succincte (pas encore tout compris sur l’aspect carte fidélité) et entrer un nouveau produit prendra plus de temps que de créer une ligne dans excel (créer son fournisseur, le créer, faire le mouvement de stock…), idem pour une vente, mais au final ce sera mieux géré et avec un peu de chance cela accélérera la compta (par un export vers… le logiciel de compta… sur Mac : Cogilog Compta) et fiabilisera la gestion du stock.

Le rush de la fin d’année avalé et digéré, l’inventaire fait, je me suis énervé sur la création de la base produit par import et rattrapés par le train-train quotidien, il fallait maintenant finir la mise en place, c’est chose faite, avec l’aimable support de l’éditeur (je butais sur l’import de l’inventaire).

Et le web ?

Ce qui est très prometteur, c’est que simultanément, l’éditeur a sorti sa version 4 qui propose une option de communication avec un serveur web (dans les 2 sens) – payante mais si ça vaut le coup… J’ai pas encore tout compris mais cela semble bien pensé et j’ai même l’impression que l’on peut se connecter au logiciel avec un iPhone. Je vais faire lire à un pro, mon niveau en php/xml a pris un coup de vieux ces temps-ci. Un bémol, la version supplémentaire (par exemple pour créer un deuxième poste de vente) revient cher car il faut un 4D serveur – ce qui n’est pas le cas de CheckOut (qui est le moins cher, et multi-lingue).

Au final (quand exactement je ne sais pas, et on doit tester une autre solution) on devrait avoir une chaîne du type :
web(s) <-> boutique <-> stock et -> compta
même si cela semble utopique et que le plus simple est à court terme d’avoir 2 allocations de stock distinctes (ce qui évite d’avoir des collisions de ventes sur des produits faiblement stockés ou uniques).

Prochainement des photos !

Chronique publiée vendredi sur www.enviedentreprendre.com

Et vous, vous avez commencé où ? C’est un peu la question qui est cachée derrière cette affirmation : Il y a toujours un lieu et un début, ou bien il y a toujours un lieu au début.

Le début ça commence par une soirée pleine de discussions où les idées fusent, une sorte de brainstorming favorisé par l’ambiance ou bien de vraies premières idées griffonnées sur une table de restaurant ou dans un carnet sur le trajet d’un métro qui prend son temps, tous les matins.

Du début, nous on se souvient des premiers chantiers commencés dans des carnets ou sur le portable lors de voyages ou dans les transports. On se souvient aussi des premières heures, des premiers jours, puis très vite les premiers mois, les premiers bilans, en se grattant la tête devant un écran ? à courir après les étapes des formalités, l’envie de commencer vraiment, l’envie de commencer bien avant l’officialisation.

Mais le lieu ? Pour nous cela a vraiment commencé « chez nous » mais de façon éparpillée… à la fois dans la maison et en regardant autour de nous notamment la façon dont nous décorions notre intérieur ou l’extérieur, pendant des vacances et aussi un peu à distance chacun de notre coté. Cela s’est aussi allumé dans nos esprits chez des amis avec de passionnantes discussions. Puis cela a mûri.

Cela a vraiment commencé aussi avec le coffre de la voiture et le garage, qui se remplissaient l’un l’autre. Toujours les moyens du bord à la rescousse.
Oui, comme dans les légendes, on a commencé dans un garage, mais si, presque, enfin… rapidement il n’a pas suffi. D’ailleurs il servira de révélateur aux changements opérés il y a un peu plus d’un an.
Une chambre d’ami s’est vue transformée en bureau, puis chaque recoin de la maison et du deuxième garage en espace de stockage, un coin du bureau qui accueillait une bibliothèque s’est vu transformé en espace de rangement et de prise de vue, on y a même tourné quelques petits films. La cuisine servait de lieu de manutention pour l’emballage. Ah, la table de la cuisine / salle à manger. Elle a en a vu passer des colis et des discussions !

Pensez-y, il y a toujours un lieu au début, ou plusieurs. Vous ne regarderez plus tout à fait votre chez vous ou votre garage comme avant.

Et vous, vous avez envie de commencer où ?

La suite dans les commentaires de enviedentreprendre.