Quand je me suis réveillé embrumé et que j’ai vu défiler les mentions sur Steve Jobs, j’ai eu envie d’écrire
« Merde !… merde !……. chier ! » comme Jean-Pierre Bacri dans Subway.

Vous avez allez probablement lire plein de choses (très bien, puis moins bien) sur Steve Jobs et Apple. Et moi je n’ai rien trouvé de mieux que cette citation extrait de Subway, un vieux film de 1985. Ou alors d’évoquer que depuis mon premier Apple en 84 à 13 ans, le mac pendant les études, le mac au boulot ou pas, les bouquins et centaines d’articles sur les sujets, jusqu’au dernier sur lequel j’écris et l’iPhone dans ma poche, cette marque et ce bonhomme ont réellement influencé ma manière de voir les choses et… travailler et parfois agir ou réagir. Comment? je ne sais pas, mais je sais que ce n’est pas pareil. Je me demande si il y aura bien toujours ce coté bagarreur et amoureux du design, des changements et du sens du détail.

steve jobs

 

C’est juste ça que je voulais écrire. Merde. Chier. On ne le verra plus. Il ne nous impressionnera plus, il nous a impressionné.

 

 

 

 

 

12 thoughts on “Steve Jobs – Merci !

  1. Salut JM,

    J’en ai encore les larmes aux yeux. Pourquoi? Parce que comme toi, ce mec m’a appris l’excellence, le fait d’oser, le fait de penser que l’on peut faire une révolution et rendre heureux. Je me suis aussi dit « merde » ce matin, comme si Steve faisait partie de ceux qui ne doivent pas mourir tant il conditionne ma vie de geek. Je me rends compte, ce matin, que mon attachement à ce qu’il a créé est plus fort que ce que j’imaginais, que j’ai douté par moments pour mieux embrasser les produits qu’il nous a proposé, que j’ai fait des rencontre parce que je suis passionné de ses produits et que les boites dans lesquelles je me suis éclaté sont celles qui m’ont équipés avec les produits d’Apple que j’ai fini par installer chez moi quand ça n’a pas été le contraire. Je me suis toujours considéré comme un évangéliste de la parole de Steve. Dieu ne meurt pas. Steve nous a quitté dans ce monde matériel mais restera dans l’immatériel qu’il a largement contribué à façonner. N’est-ce pas l’ironie de cette nouvelle?

    Enfin, je suis heureux d’avoir pu être le témoin de son époque, d’être comme toi un fidèle de la marque depuis 27 ans et pour encore très longtemps. Je suis heureux que Steve puisse se reposer enfin car ces derniers mois n’ont pas été de tout repos. Je suis surtout heureux qu’il nous ait prouvé que rien n’est jamais perdu et qu’une belle idée ne meurt jamais, comme Apple.

    Bonne journée,

  2. Moi je trouve qu’il n’était pas un dieu, mais bien un humain. Par mes critiques, je n’étais qu’un évangéliste à mi temps 🙂 Il a aussi démontré qu’il pouvait se tromper à grande échelle, apprendre de ses erreurs ou de celles des autres, être tendance finalement et qu’il fallait aussi compter sur les autres et pas que sur soi, qu’il n’y avait pas que des produits et des formules mais aussi de l’intuition.
    Allez fin de la pause déjeuner 🙂

  3. Apple a encore merdé sur ce coup là. A non c’est même pas ça. Il était plus à Apple à l’époque, c’était les années Spindler. 🙂

    Que ce serait-il passé si Gil Amelio avait décidé d’acheter Be Inc au lieu de NeXT?

  4. Ce que je ressens, c’est un vide considérable. Le keynote de la veille par Tim et son équipe paraissaient lugubres et pesants, déjà, on aurait cru celui se Samsung: pourtant le produit, les slides, la salle, l’équipe immédiate de Steve sont bien les mêmes. Cela fait peur, et personne n’y peut rien. J’ai peur que ce soit cela qui s’annonce: un immense ennui, lentement, une machine a la MS. Car l’émotion d’hier et les fleurs disparaitront vite, et d’une certaine façon tant mieux, il faut avancer, ce n’est pas l’essentiel. Bertrand.

  5. J’ai aussi eu un gros passage à vide qui a duré un peu plus de 24h. Je n’ai lu que Twitter, je me suis refusé à regarder la tv qui de toutes façons m’a toujours décue sur ce sujet (sans évoquer les mauvais traitements, l’absence totale de traitement pendant les 12 ans hors Apple, les erreurs et approximations etc) et ni lu la presse. Par erreur j’ai cliqué sur un article du Monde qui m’a donné mal au ventre tellement il était naze (facile à trouver). Oui Tim n’est pas Steve c’est une évidence, et quand on voit les vidéos de Siri l’espoir est là et on sait que l’esprit de Steve va imprégner l’entreprise mieux que lors de la période où il était à coté. Il n’est pas facile à remplacer, son équipe a du mérite.
    Si Be avait été acheté au lieu de NeXT ? Cela n’aurait bien sûr pas été pareil et là où Steve aurait atterri cela aurait été intéressant à suivre, mais il incarnait tellement Apple du fait de la légende.
    Son humour va manquer.

  6. Il y a un revirement extraordinaire opéré avec l’approche hardware de Jobs :
    – Dans les années 80, les revenus de l’informatique personnelle provenait de constructeurs hardware. A l’issue Tandy, Commodore, Atari, Amstrad, Sinclair ont disparu. NeXT a du arrêter le hardware dans la décennie suivante, IBM a renoncé. HP veut aujourd’hui en finir.
    – Dans les années 90, ces revenus reviennent aux éditeurs logiciels, et notamment à Microsoft, pour des services basés sur des clients lourds. Apple menace de disparaitre.
    – Début années 2000, le mouvement s’accentue et ces revenus reviennent aux fournisseurs de services en ligne, Google, puis FaceBook. Apple renait et devient leader

    Contre vents et marées, Jobs a basé la source de revenus sur le hardware: pour le Mac, pour l’iPod, pour l’iPhone et l’iPad, quitte à tout fabriquer en Chine : tous les services en lignes, dont le Music Store ne sont que des prétextes.
    Et c’est ce modèle qui est sécurisé pour Apple: pas de clones, pas de licence, pas de publicité. Passion. Excellence.

  7. Je pense que Steve Jobs a énormément appris de ses années NeXT. La portabilité, les licences, l’expérience du software only puis services aux entreprises – il a retenu qu’il fallait être agile pour soi même. A un moment, grâce à un de ses ingénieux commerciaux qui l’a relinké avec Apple au bon moment (fin 96) il a compris qu’il pouvait apporter toute son expérience et sa hauteur de vue à Apple, son bébé malmené pendant qu’il n’était pas là. Faire du sur mesure pour des grandes entreprises, pour lui c’est comme le stylet sur un smartphone, autant faire plaisir et apporter des innovations au plus grand nombre. Comme tu le soulignes et je suis ravi de lire, le hardware a toujours été là, avec le design qui marque les esprits et matérialise énormément de choses notamment sensorielles. Les grands moments sont pour moi, le virage de 97, le lancement des stores, le passage sur intel, iPhone et iPad, mais aussi quelques échecs, des moments clés où Steve a toujours été présent.

  8. Il y a un autre sujet à évoquer: concernant JLG.

    1986: c’est JLG qui indique à Sculley alors en Chine que Jobs est en train de préparer sa prise de pouvoir à l’occasion de son absence. Le retour précipité de Sculley sera l’éviction de Jobs. Le geste de Gassée ne peut s’expliquer que pour des raisons de pouvoir.
    De cela: Steve créé NeXT, jamais le Macintosh n’aurait été si loin, même avec Jobs aux commande: ce sont bien les conditions de besoin d’extrême différenciation par le haut qui permettront l’apparition des machines, puis de l’OS NeXT.

    1996: c’est JLG qui refuse à Apple les $US 100M, par pure gourmandise il demande plus; l’équipe de Steve puis se dernier s’engouffreront dans cette opportunité.
    De cette goinfrerie Gassée: l’iPhone existe. De la même façon, un iPad est aujourd’hui une station NeXT mobile.
    A l’inverse, ce que nous aurions eu, dès 1996 ce sont les clones turbo performant avec BeOS, nous les avions en main même, en bleu, en beige; peut-être MS aurait-il pu acheter une licence pour Longhorn. Tu souhaitais qu’Apple achète une licence BeOS; mais Gassée voulait le pouvoir à Apple, d’abord. Et NeXT aurait pu devenir un système de services professionnels type Oracle aujourd’hui ou HP demain (là j’ai des doutes tout de même…).

    Ces deux points clés 1986+1996 à mon sens, Gassée ne les évoquent pas dans son dernier billet. Il préfère faire une collection de citation d’autres auteurs. Intéressant, mais incomplet, consensuel finalement.
    Je n’ai pas de reproches à faire, mais une lecture courageuse me semble utile. La goinfrerie me semble le péché mortel, non pas du point de vue de la morale, mais pour soi même: Cf. Gassée, [et Cf. DSK si j’étais de bonne humeur].

    B.

  9. Quand à l’événement qu’est la disparition de Steve Jobs, je n’hésite pas à dire que que pour l’éco-système système Apple, et par extension tous ceux qui tente de le copier ou se positionnent par rapport à lui, il est l’équivalent du 11 Septembre. Un événement tragique, brutal, qui changera à terme profondément la donne.

    B.

  10. 96 Steve a été au bout de tout ce qu’il était possible de faire avec NeXT ainsi que JLG… la suite de Be n’a jamais atteint le point qu’elle avait atteint fin 96 début 97. Et si tu te souviens bien, nous étions (peut-être les deux seuls d’ailleurs) à souhaiter que le Apple de l’époque ne rachète pas Be 🙂 trop d’admiration pour Steve ou lucidité sur la maturité des 2 systèmes ?
    Suite à la keynote du 4s je suis un peu inquiet également, je n’ai pas ressenti les vibrations des précédents lancements pourtant des hommes clés comme Schiller (humour, humanité) et Ive (Design, passion, inspiration) n’étaient pas loins.
    B. on se voit quand pour en parler ? 🙂

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