J’a lu hier soir un article sur une étude (sur le site de l’atelier.fr) comparant magasin physique (type supermarché) et commerce en ligne (type amazon, telemarket), et ça m’a donné envie de réagir.

Ce n’est pas la première fois que je vois une de ces études (orientées) qui tendent à vouloit démontrer que le e-commerce est plus écologique que le commerce (sans évoquer le commerce de proximité) ? Et bien moi je n’en suis pas certain. Surtout quand je vois les camions des livreurs de supermarchés en ligne (bien évidemment tout mes voisins ne se fournissent pas chez le même), tourner et tourner dans le quartier, patienter derrière le camion poubelle (et le client dans sa voiture derrière qui rentre chez lui !) ou garder le moteur allumé pendant la livraison…

Prenons le cas de l’achat d’un livre ou d’un lampadaire. La façon dont je vois le bilan de consommation de matières et énergies des deux types de commerce me ferait plus pencher pour dire que le commerce de proximité est plus écologique (surtout pour ceux qui ne laissent pas la lumière allumée dans les devantures pendant les horaires de fermeture), tout simplement dans l’acte de vente et la livraison.

En amont, en france, la plupart du temps, ces commerces s’approvisionnent de la même manière auprès des mêmes sources, avec les mêmes moyens et malheureusement il y a finalement peu de « grossistes multi marques ». Le flux tendu de certains ecommerce peut d’ailleurs augmenter leurs fréquences de commande et donc augmenter le bilan de leurs livraisons d’approvisionnement, un commerce de proximité ne joue pas avec le flux tendu et les délais.

Ensuite pas la peine de comparer la consommation de magasins avec entrepôts/bureaux, c’est probablement très proche. Le client accède au produit en se déplaçant vers le commerce de proximité, à pieds, en transports en commun et avec un véhicule (mais plus rarement, c’est quand même difficile de se garer en centre ville). Très rarement en tout cas pour un seul acte d’achat ciblé (mais cela arrive), on est dans le cas de la ballade shopping la plupart du temps.

Au niveau du paiement, c’est probablement moins écologique que la recherche sur Internet(quoi que…) et l’achat en ligne (ou par téléphone), à part si il y a règlement pas mandat ou chèque (et donc utilisation des services de La Poste, timbre, enveloppe, ça existe encore beaucoup).

Au delà du passage en caisse, le bilan de l’ecommerce se ventile entre matières d’emballage (carton, bulpack, facture, étiquette…), transport vers le transporteur, et finalement transports jusqu’à la porte du client (ou point relais, dans un… commerce de proximité…). Pour le commerce de proximité, on part avec (papier cadeau et sac si nécessaire, et plein d’efforts sont faits pour aller vers du recyclable) sous le bras et on va dans un autre commerce ou on retourne chez soi (pas loin puisque proximité). Et si ça ne plait pas (je ne comptabilise pas le bilan des échanges pour formaliser le retour) on reproduit un déplacement du client réduit (puisque l’on est en proximité) ou bien un réemballage et une réexpédition et un autre cycle complet d’achat/livraison (ouch). Bon je viens de voir que ma phrase est longue, mais vous avez capté l’idée ?

Finalement l’ecommerce est surtout un concurrent écologique des zônes commerciales éloignées de chez vous, là où en plus on a l’impression de souffrir dans nos actes d’achat, non ? (allez combien d’entre vous ne se sont jamais engueulés sur le(s) parking(s) ou en faisant 2 équipes qui se perdent et se retrouvent à faire la queue ?).
Vive le commerce et les services de proximité (surtout les commerces de proximité qui savent faire de la vente en ligne également, c’est la devanture écologique allumée 24/24) 🙂

D’ailleurs on devrait se poser la question de pourquoi ça ne marche pas vraiment les supermarchés en ligne…

2 thoughts on “Reflexion du jour (enfin… hier soir) sur le bilan écologique comparé du commerce / commerce en ligne

  1. Bonjour,
    Je trouve dommage que votre avis ne soit pas en commentaire sous l’article en question… Nous somme toujours preneurs d’avis, même contradictoires. A partir du moment où c’est pertinent et détaillé, c’est toujours avec plaisir.
    Bien cordialement,
    Renaud Edouard-Baraud
    Responsable éditorial de L’Atelier

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