Le lancement de MobileMe (raté, quoi que…) qui a coïncidé avec le lancement d’iPhone II positionne Apple sur les services « web ».
Pourtant, cela fait un peu plus de 20 ans qu’Apple construit et propose des services en ligne… payants.

Le saviez vous ?

Tout d’abord, premier service à guichet, AppleLink (sur wikipedia), à l’époque des fax et du minitel, c’est un réseau « fermé » pour les employés Apple, les revendeurs et les VAR/Intégrateurs ainsi que des universitaires ou du personnel du secteur de l’éducation, lancé en 1985 (!). Utilisable à la fois sur des Apple II et des Mac… Je m’y suis connecté ainsi qu’à Calvados la même année grâce au compte d’un revendeur, c’était génial. Puis à nouveau pendant un stage via un compte revendeur. J’ai compris que l’on serait tous connectés via un clavier pour longtemps (mais que ça couterait cher vu l’engueulade avec les notes de téléphone…). Déjà, le logiciel reprenait les principes du Finder, on naviguait dans des dossiers. Il y avait bien sûr le principe de courrier électronique (adresses internes au service mais aussi avec une passerelle vers… un truc inconnu internet).
En parallèle, mais via une entreprise distincte d’Apple et uniquement en France (le pays du minitel),  se développe pour le grand public CalvaDos qui deviendra CalvaCom puis CalvaNet. Je m’y suis connecté en 84 et 85 et un peu en 86/87 quand le club Apple a proposé un accès dessus. Concrètement en même temps des bbs et des services minitels permettaient plus de contacts et de services (rtel par exemple…).

Toujours en mode payant, Apple a lancé AppleLink personal edition (la même chose pour « tout le monde ») qui a sa fermeture en deviendra America Online, soit AOL !

Apple qui voit le succès d’AOL parie alors en 1994 sur le même principe (mais pas avec les même moyens marketing), mêlant esprit communautaire, graphisme, abonnement payant, avec eWorld (sur wikipedia), une sorte d’internet privé (bien avant le msn de microsoft).
Un très beau « réseau » là aussi doté d’une interface très conviviable (un beau graphisme pour illustrer une petite ville). J’ai du m’y connecter 3 ou 4 fois (surtout lors de mon premier voyage aux usa, on trouvait des kits avec des heures gratuites facilement). C’était une sorte de BBS connecté/ouvert sur Internet (le web naissant). D’ailleurs Il y avait à l’interieur du soft eworld unt ruc qui servait à lire des pages de news ou de docs sur d’universités… un browser web ! Du fait de la parenté avec AOL, c’était une sorte d’AOL. Le service « s’arrête » en 96, à coté c’est le début ou démarrages des services en ligne gratuits et surtout des FAI et leurs « kits » (disquettes puis CD). On est dans les pires années d’Apple en terme d’image (malgré de bonnes part de marché).

En même temps Apple continue à sombrer (pour mieux se relever), d’ailleurs Apple, bien avant de développer Safari (2003) a développé son propre navigateur web, est contraint de fournir un « truc » pour Internet : CyberDog. En fait c’était un peu plus qu’un browser web, c’était un « truc » qui reprenait des développements : du web, du mail, du ftp… Je crois que cela a toujours été une version beta ou presque et on adorait Netscape… même si cela était fondé sur OpenDoc (le truc qu’on installait, quon lançait, qui plantait et qu’on ne savait pas désinstaller…).

Puis en 2000, Steve est au commande, ça va être autre chose, enfin presque : iTools, un (début de) vrai service web pour le monde Mac (mais pas de mail au début). C’était la mode du « gratuit » sur Internet. Apple a pris le virage. Je garde l’emballage de mon Cube qui indique « Free iTools included ». Pas vraiment utilisé ce truc. Mais cela permettait de se créer un site en ligne (via des applications webobjects), héberger des photos et échanger des fichiers. On était en pleine migration OS 9 vers X et tout était lent (même le haut débit, donc vers des serveurs US…). Finalement, mac.com remplacera iTools et offrira du mail (et un webmail).

En 2002 : coup de sifflet d’arrêt du gratuit avec… .Mac (dotmac) (sur wikipedia) (steve avait du regarder les factures de bande passante et de serveurs…), en 2 temps avec un lancement pendant l’été puis l’annonce du payant un peu après (je me souviens avoir grogné pendant le keynote de Steve à Paris). Bref, on a tous regretté de paumer nos adresses en « @mac.com » (sauf pour ichat) mais c’était pas mal. .Mac vise des utilisateurs Apple et Windows et propose des services en ligne bien léchés graphiquement et bien intégrés aux applis Mac (les applis iLife). On a pas mal comparé les services google (et d’autres, yahoo, open source etc…) à dotmac, bien que proches dans l’approche besoin des clients, les solutions sont différentes (surtout dans le coeur des afficionados).

Enfin aujourd’hui « MobileMe » (sur wikipedia ou Apple) ou Me.com. Mais là ce n’est plus la même chose. Apple a un atout dans son jeu : les iPhone (allez je rajoute aussi les iPod Touch bien qu’ils ne soient pas vraiment dans la cible) et vise les ultra connectés. Prenez « .Mac » et rajoutez un serveur « exchange » et une dose de web 2.0 technique (ajax, javascript). Synchro, push, tout est mobile. Une page de l’histoire d’Apple reste à écrire, avec des usages qui ont évolué. Ah j’oubliais, c’est toujours payant et steve jobs a promis de tout revoir suite au lancement et aux problèmes rencontrés pour fournir de la qualité. L’offre mériterait quand même d’être plus lisible.

Ps : Au passage je m’aperçois que ça fait longtemps que je tapote avec des pommes…

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