Entreprendre : « Passer à la vitesse supérieure »

Chronique pour www.enviedentreprendre.com

Parfois en discutant avec des entrepreneurs je m’aperçois que les envies de développement, de passage à la vitesse supérieure, reposent souvent sur des besoins différents selon l’activité (clientèle supplémentaire, surface, personnel, technologie etc) et que ceux qui sont arrivés à passer de 1 à 2 ont fait le plus gros du travail et vont plus vite, plus sereinement .

S’associer une fois que l’affaire est lancée est un acte bien plus difficile que ce qui n’a pas pu être réalisé lors de la création. Et oui, le nez dans le guidon on réfléchit plus à l’avenir de la société qu’à l’avenir d’un(e) éventuel(e) associé. D’ailleurs le premier réflexe est plus de trouver un employé qu’un associé et il est même très rare d’associer un employé.

Les premiers passages à la vitesse supérieure sont souvent reliés aux possibilités d’investissement et donc au cash et être rejoint par un associé est bien souvent perçu comme un simple apport de cash et une ressource que l’on va maintenir à distance de l’activité. Alors qu’au quotidien, un véritable associé (votre équivalent ou complémentaire) d’une entreprise créée en solo peut apporter un confort de travail et la première réelle démultiplication de l’activité. Certes il va falloir partager les décisions, mais pourquoi ne pas voir que vous pouvez mieux répartir l’activité, partager les investissements supplémentaires, partager les projets.

Même si il n’y a pas vraiment de recette miracle ni de meetic pour trouver un associé, réfléchissez à cette possibilité. Etre rejoint par un(e) associé(e) c’est ouvrir votre capital, votre activité, votre local, vos projets, mais aussi être épaulé par un autre avis complémentaire en temps réel avec les mêmes objectifs et le même engagement, avoir une continuité d’activité en cas de moment difficile, être 2 dans l’activité d’égal à égal et bien souvent d’en faire beaucoup plus que 2 fois plus. Cela doit dans une certaine mesure diminuer le lien affectif avec votre « bébé », mais renforcer les liens objectifs de conquête et faire surnager les projets communs. En fonction de l’ancienneté de votre bébé, de son financement et fonctionnement actuel (chiffre d’affaires et progression), vous avez l’avantage dans la décision et le montage de l’association. Toutefois un associé qui va vous apporter ses finances, sa confiance, sa présence et son énergie se doit d’être « rémunéré » comme si vous construisiez le projet ensemble à l’origine, vous avez simplement créé des choses avant qui ont de la valeur. Là aussi il y a peu de recettes miracles. Mais il vaut mieux entrevoir le futur du projet commun que de raisonner sur le passé et essayer d’arriver à un équilibre, vous irez beaucoup plus loin dans cette course de fond sur 2 appuis qu’à cloche pied.

2 thoughts on “[entreprendre] Passer à la vitesse supérieure, pourquoi ne pas commencer par être 2 ?

  1. Ralala c’est ZE question !
    Comme tu dis, il n’y a pas de recette miracle. Tellement d’éléments volatiles viennent s’imbriquer dans une telle décision. En plus, le temps qui passe et l’évolution du business changent forcément la donne.
    Au fond, je crois qu’il faut surtout d’abord bien se connaître avant d’envisager une association. L’introspection est peut-être l’étape la plus difficile avant même de vouloir « ausculter » quelqu’un d’autre pour s’associer.

  2. Ravi à chaque fois que tu passes commenter 🙂
    Tu as tout à fait raison, on pense que 1+1=2 mais il faut déjà savoir ce que l’on vaut, ce que l’on est capable de partager etc. Mais je pense aussi que l’on peut essayer, tenter, mettre à plat. je pense aussi que cela ne peut être entièrement à distance.

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