Au début très fermé, l’iPhone « s’est ouvert » sur le monde des applications, pour le plaisir des possésseurs d’iPhone.

Au début Apple ne voulait pas d’applications tierces et avait annoncé qu’il n’y aurait pas de kit de développement (se réservant au passage la seule possibilité d’ajouter des applications sur l’iPhone – ou les faire payer comme sur iPod Touch). Ce « au début », c’est avant que l’iPhone soit pleinement disponible (hacké) dans les mains d’une communauté d’utilisateurs qui attendaient ce téléphone et rien d’autre (avec un petit unix en dessous), et d’en « ajouter » à la pelle de la fonctionnalité. Au début Apple avait rêvé de n’avoir que des applications exécutables dans Safari depuis un serveur, web 2.0, ce qui a bien fonctionné, mais les développeurs ne sont pas tous « web » et puis dans Safari c’était très limité (pas d’accès au « hard » : photos, à l’appareil photo, aux capteurs, etc…). Avouons quand même que c’était osé, très intéressant, et peut-être un peu en avance, mais pas du tout adapté aux jeux et démuni de l’équivallent d’un google gears (qui permet une exécution locale d’une appli web).

Donc, cela a tenu quelques mois, vite passés mais qui ont vu des applis web arriver, le temps pour une bande de développeurs (disséminés un peu partout) passionnés par ce téléphone hors norme, de « casser » les protections pour certains, d’imaginer un kit de développement sommaire pour d’autres, et même/surtout la notion de diffusion/installation « à la volée » sur iPhone, mais sans « certification » et sans achat en ligne.

J’ai adoré assister à ça. Apple ne contrôlait plus rien et a dû revoir tout ça… en reprenant la plupart des principes posés par les hackers (boom) : la demande était visiblement forte. Ce qu’Apple ne savait pas c’est « jusqu’où » et dans quelle direction – j’avoue avoir douté, jusqu’à ce que je vois les éditeurs de jeux arriver. Et bien comme d’habitude ils se sont trompés : Apple a parlé entreprise/déploiement et les clients ont répondu « Entertainment ». Enfin, si possible avec une offre qui continue à en mettre plein la vue, toujours cet effet de « démo » qui ne s’arrêtait pas des premiers acheteurs, toujours sollicités pour « faire voir » l’iPhone, et quoi de plus fun et impressionnant qu’un jeu qui utilise de la 3D et l’accéléromètre pour se déplacer ou actionner quelque chose.

Ainsi Apple ne pouvait prévoir le ras de marée de l’engouement qu’il y aurait à « remplir » cet AppStore en développant à tout va (avec plus ou moins de créativité), ni les prix de ces applications, ni le ras de marée à vouloir « remplir » son iPhone avec des applications, parce qu’il n’y a pas que des jeux quand même.

Pour le moment ma vision est que c’est bien l’entertainment qui rafle tout, avec un « truc » intéressant : il y aurait plus de jeux sur iPhone sur Nintendo DS (qui est « La » plate-forme où il y a le plus de sorties de jeux) – je n’ai pas vérifié, mais pas certain que l’on compare sur la même base de qualité ou la même profondeur. Intéressant parce que ce ne sont « pas tout à fait » les mêmes jeux, les prix et le mode de distribution sont différents, et les acheteurs ne sont pas du tout les mêmes.

J’ajouterai qu’avec la notion d’applications gratuites (parfois limitées à quelques niveaux de jeu), de jeux développés par des indépendants qui deviennent éditeurs et cassent les prix, le tout mélangé avec des jeux « vite » portés ou des pépites, cela devient difficile de s’y retrouver et de faire son marché selon la qualité. Pour celà je ne compte pas sur iTunes ou AppStore : pas la peine d’essayer d’aller « voir » le rendu d’un jeu sur iTunes ou App Store, on y trouve uniquement des copies d’écran, peu de vidéos, pas la peine d’aller voir sur des sites de tests de jeux, pour le moment le marché iPhone est « oublié », il faut aller sur des sites spécialisés, commençant à se développer (comme AppVee), avec parfois un peu de vidéo (qui bouge, floue parfois etc…) et des liens sponsorisés (faut bien vivre) – comme il n’y a pas que le jeu, cela déborde.

Après une phase de rangement, je publierai ma liste d’applications installées et vraiment utilisées et je dis pourquoi.

Ce domaine des applications iPhone est vraiment intéressant, sur au moins 3 points : qualité/intérêt, prix, modèles économiques variés.

Les qualités sont vraiment variables, mais l’utilisation des fonctionnalités de l’iPhone re-rendent attractifs des jeux (ou concept de jeux) que l’on peut déjà connaître ou avoir sur d’autres plate-formes (on pourrait aussi dire que c’est obligatoire vu qu’il n’y a pas de joypad ou de touches sur iPhone) ou bien explorent de nouvelles idées. Avec l’histoire du jeu vidéo qui est derrière nous il y a de quoi faire revivre, mais il faut aussi vivre avec son temps. Au niveau des applications en dehors des domaines de la photo et du son, je trouve que c’est un peu limité, mais je continue l’exploration. C’est bien du coté de la photo et de la musique où il y a des perles. Pas étonnant c’est ce qui m’avait aussi impressionné du temps des applis « libres ».

Un point très intéressant : Les prix, alors là on peut aller loin surtout si on compare de bout en bout. Un développeur peut devenir son propre éditeur (j’en connais au moins un) et … distribuer et… gagner directement de l’argent. Al’autre bout, le client lui a son magasin de jeu au bout des doigts et ne paye que le jeu, pas tout un circuit de distribution et aucun support physique (logique implacable, comme pour l’achat de musiques en ligne : il n’y en a pas). J’irai plus loin, en tant que client on est potentiellement en prise directe avec le développeur/éditeur via le système d’appréciation ou par son site perso que l’on peut retrouver sur iTunes.

Et enfin modèles économiques variés (le mix), applications gratuites, applications gratuites mais limitées et avec de la pub (et hop un marché de la pub mobile intra application…), payantes pas cher, gratuites liées à un service en ligne qui lui est payant ou gratuit mais financé par de la publicité, etc…

Mon sentiment sur la qualité globale : Au final parmi ces jeux/apps il y a vraiment de tout (comme pour les applications), mais j’ai comme l’impression que la qualité est un peu un cran en dessous de ce que l’on pouvait s’imaginer ou avoir envie et qu’à l’usage on s’accroche. Les applications les plus bluffantes ou utiles sont encore les applis livrées par Apple (Maps, GoogleEarth, remote, ebay) ou des acteurs de la première heure (twiterrific) ou de grands acteurs avec de vraies ambitions sur le mobile (Facebook par exemple). En même temps, on retourne vers de la simplicité, des fonctions basiques mais qui marchent bien, et ça ça colle à l’esprit iPhone.

Un truc au passage : le système est quand même souple, une application iPhone peut tout à fait être installée sur plusieurs iPhone/iPod Touch via iTunes, mais je n’ai jamais essayé de la faire passer vers une autre machine (et je n’ai pas souvenir de mentions à ce sujet), un essai à venir pour voir les limites.
Alors même si le piratage et donc le téléchargement illégal existe aussi sur ce marché, tout en nécessitant de bidouiller son iPhone (et oui…)

Même si les applications iPhone réalisées par Apple sortent du lot et sont parmi les plus utiles et utilisées, rendez-vous pour une liste de jeux et applications, avec des trucs de ce type là.

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