4 thoughts on “A savoir : le vin bio

  1. Ah le bio ! j’aimerai apporter 2 petites nuances.
    – Dans le label Bio il est autorisé d’utilisé la « bouillie bordelaise » : c’est un nom romantique, on a l’impression d’une recette de grand mère… inoffensive…
    la bouillie bordelaise est du sulfate de cuivre. Et alors ! C’est naturel me dira-t-on !
    Oui, c’est naturel. Mais il faut savoir que l’autre nom populaire de la bouillie bordelaise est le vitriol… tiens naturel mais ça à l’air moins sympa du coup ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Sulfate_de_cuivre ) !!! le vitriol, et bien ma pt’ite dame ça stérilise les sols !
    – Un autre aspect du bio, c’est d’utiliser des traitements très, très doux. Il faut donc passer plus de fois dans ses vignes pour obtenir une protection des fruits équivalente à celle que l’on observe si on utilise des traitements dit chimiques. Depuis la ville, on imagine le vigneron avec ses petites menottes gentilles et son chien qui gambade derrière.. mais, comme la plus part du temps ces traitements sont plus efficace si on est très réactif en fonction de la météo, ils sont dispensés à l’aide de tracteurs. Et là on se retrouve confronter au problème de l’explosion du bilan carbone ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilan_carbone ). Et on est en droit de se demander laquelle des méthodes est la plus respectueuse de l’environnement.

    Le bio est forcément l’avenir, mais il ne faut pas faire trop de raccourcis trop rapides, les solutions sont souvent bien plus complexes que nous le mettent en évidence les médias de masse.

  2. Le bilan carbonne c’est vraiment le truc qui ferait que l’on ne pourrait plus rien faire ou consommer. A part pour le vin de ma ville, que le vin soit bio ou pas, j’imagine bien que le bilan carbonne du verre que je prends chez moi est à peu près le même 🙂

    Pour la bouillie bordelaise, je me souviens que c’est pulvérisé (donc dilué) et que de grosses pluies rincent les vignes. Au final est-ce que ce qui arrive dans notre verre en est dangereux ?

  3. De ce que j’en comprends, le bilan carbone n’est pas seulement le transport des produits fini, mais la compilation des énergies nécessaires à son élaboration. Si j’ai besoin de passer plus souvent avec mon tracteur dans mes vignes, j’augmente mon bilan carbone.

    Le sulfate de cuivre n’est pas biodégradable, une fois « dilué », on le retrouve dans les sols où il s’accumule. Les quantités, année après année, s’additionnent et cela entraine des effets néfastes à moyen et long terme jusqu’à la stérilisation.
    Alors effectivement il ne se retrouve pas dans votre verre, je voulais juste souligner que le label bio tel qu’il existe aujourd’hui n’est pas l’arme absolue quand on cherche à avoir une attitude écologique et responsable à long terme.

  4. Ok je comprends mieux pour la question des sols. Ce que je voulais dire sur le bilan carbonne, c’est qu’à trop vouloir quantifier tous les principes de consommation on arriverait à ne plus rien faire.

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