Brocante

Nathalie avait une idée simple, devenir probablement une des premières brocantes sur Internet répondant aux normes de la vente à distance (affichage du stock, délais, assurance du transport, satisfait ou remboursé) et créer une entreprise rare dans le domaine de la brocante et des antiquités en France. Nathalie a conçu cette boutique de décoration si particulière autour des différentes pièces d’une maison, des ambiances et des occasions. Elle chine et découvre les objets pour leurs qualités, reconstitue des puzzles de souvenirs et d’histoires, puis propose le fruit de ses trouvailles dans la boutique. Comme c’est ouvert toute l’année, pas de crainte du mauvais temps, pas besoin de se déplacer (et pas d’effet « bredouille »), car elle a chiné maintes fois pour vous avant.

Ouverte depuis le 1er Mai, la brocante de Nathalie vient après ce premier mois de fonctionnement de trouver ses premiers clients. Une symbolique forte car c’est la fête d’un premier travail pour de jeunes entrepreneurs d’un jour avec la vente du muguet, et parce que le dimanche étant un jour propice aux brocantes il témoigne de ce métier particulier qui force à se lever très tôt les jours de fin de semaine (et là je l’admire…) et se plonger dans l’histoire des objets tard le soir. Premiers achats entièrement en ligne, support client par téléphone et par email, livraison par colissimo suivi en 48 h avec emballage spécifique et assurance : La brocante moderne !

Les chineurs, amateurs et collectionneurs savent maintenant utiliser des outils comme Google. Nous allons améliorer certaines fonctionnalités en guidant encore plus les utilisateurs. Merci à tous ceux qui relaient l’information et les liens et l’encouragent !

Venez, c’est ouvert !

Designloops

De façon très sympa, Designloops a sélectionné en début de semaine Brocanteo, la brocante de Nathalie, dans les rubrique Design et Marques. Designloops est un formidable blog conçu et animé par Younick Pichat – directeur artistique web designer freelance – qui référence et nous fait découvrir depuis 2002 des sites internet ou des concepteurs graphiques, pour leurs qualités graphiques ou leurs principes de traitement des marques. Bien évidemment, Designloops est très beau car réalisé avec un Mac. Younick n’a pas fait que créer ce très utile outil de veille sur les tendances graphiques en avance, il a également créé sa propre activité de conseil. Je vous laisse découvrir son portfolio.

Merci beaucoup, quel honneur !

(tout le mérite revient à nos designers Arno et Audrey)

Super-8 - VHS On a tous dans nos familles au moins une cassette VHS ou un film super 8, quelques disques ou K7, auquel on tient très fort mais que l’on n’ose plus regarder de peur d’abîmer irrémédiablement le support. Bien sûr on le conserve précieusement mais tous ceux qui ont déjà vu et revu un film sur VHS connaissent les risques de détérioration, sans compter l’humidité et sans compter que les projecteurs de films sont parfois en carafe au fond des greniers (entraînement, lampes). Même si les VHS et les Video-8 sont des supports récents, les lecteurs et graveurs de DVD et les camescopes DV ont eu raison de la plupart des magnétoscopes. Pourtant les souvenirs sont là, dans des boites à chaussures, dans des sacs, dans des armoires ou des coffres, ils attendent et sont oubliés. Parce que le plus grave c’est que ces souvenirs sont en danger, celui de ne plus les avoir en mémoire, de ne pas les transmettre, car ils ne sont plus sur les supports que l’on utilise au quotidien. Familles, mobilisez vous !

Damien, ingénieur électronique et logiciel, se lance dans la création d’entreprise à travers la numérisation des films VHS ou Super 8 et la re-matérialisation sur des supports numériques (DVD, CD), avec Anatal Pro - lui aussi s’est lancé un 1er Mai !

Bien évidemment, le choix du matériel pour le traitement du numérique se fait sur le haut de gamme des PowerMac et les logiciels Video Pro de la suite FinalCut. Au delà de la numérisation, un vrai process de co-création est proposé pour vous permettre de récupérer « votre » montage video ou sonore, le support final habillé, et un suivi par le site Internet de l’avancement de la réalisation. On peut bien sûr s’équiper avec différents boîtiers si on possède les différents « lecteurs » et tenter de s’y mettre mais le temps manque pour tout maîtriser et je n’arrive déjà pas à numériser mes k7 dv pour faire un montage…



L’engagement qualité, notamment par le nettoyage professionnel des supports avant utilisation, est indispensable car si je pense à qui je dois demander ces  supports, dans ma famille, je sais que c’est presque du niveau d’un objet déposé au coffre à la banque…



Quand je pense à tout ce que je pourrai lui confier : un Disque 78 tours en mauvais état où ma mère est enregistrée au piano en soliste dans les années 50, des films super 8 de mes premières années avec mon grand père maternel, des films de personnes importantes de la famille aujourd’hui disparues, et mes propres premières videos avec un camescope Hi-8 qui a rendu l’âme dans les années 90. Et vous ?

Ouvre-Newlook-2005

Quelques petits dysfonctionnements d’affichage ont du avoir lieu pendant la soirée, en effet je faisais à la fois une mise à jour de versions qui corrige tous les problèmes d’encodage (utf-8), sécurise un peu plus le site et va me faciliter la vie en filtrant le spam, une mise en place d’une traduction corrigée et j’en ai profité pour rapidement modifier l’affichage de base en posant de bonnes bases pour une nouvelle version et y intégrer le nouveau logo du site

Screen-Comment-Ichat

Allez mise à jour tardive : un nouvel habillage des commentaires, « à la ichat » (code pas du tout optimisé bien sûr…)

Safari 2 / tiger ne sait pas gérer les flux rss riches contenant un podcast (enclosure d’une adresse d’un fichier multimédia), il n’affiche que la partie textes et images. Cela devrait changer, enfin c’est iTunes qui devrait intégrer la fonction d’agrégation de podcast et c’est Steve jobs qui l’a annoncé et démontré lors d’une conférence avec le Wall Street Journal. Cela va devenir un peu dur pour tous les aggrégateurs rss qui faisaient podcast (Newsfire, playpod, NetNewswire, radio – tous payants) en lecture, sauvegarde et synchronisation vers ipod en utilisant iTunes. Apple embrasse complètement la technologie RSS, très bien. iTunes devient une application majeure dans la stratégie d’Apple. Je vois bien Apple offrir un flux podcast en abonnement sur iTTMS.

Et oui à quelques mois près, c’était il y a 10 ans – Internet débarquait chez les early adopters, et mes premières (couteuses) connexions mettaient à mal mon compte en banque et les oreilles des copains “attends je vais te faire voir il y a plein de trucs sur Internet, regarde il y a un super serveur à Stanford, des photos de Pamela Anderson et Sherilyn Fenn et on peut voir le louvre et… les plans des catacombes”, etc… quelques mois auparavant, fin 94, un ami m’avait fait découvrir Mosaic sur une station Sun et la connexion Internet de Dauphine, j’avais ensuite trouvé Mosaic sur Mac via des articles de Wired, puis un essai avec Francenet et une connexion chez Worldnet (tarif spécial… 240 f/mois),puis oleane etc… Quelle époque. A la rentré de l’année 95 j’avais mon premier site web, j’ai appris en décortiquant le html du premier site de la fnac parce qu’il avait des “table” et que cela permettait une mise en page.

Très vite je suis quand même passé à Internet via Numeris, plus rapide, connexion silencieuse, facile car à l’époque j’avais la chance de jouer avec une carte de visio conférence et d’échanges de fichiers (j’adorais la caméra video, déjà posée sur le haut de l’écran du PowerMac AV, comme dans Harcelement) à la maison pour me connecter au travail et vice versa. L’abonnement était cher mais comprenait 2 lignes RTc en plus du numeris, on pouvait donc téléphoner et surfer, comme aujourd’hui avec ADSL, mais bon, les factures de l’époque…

L’occasion donnée par le blog de Pascal Mercier de Aelios finance de parler de ces petits moments. Le son est enclosure de ce post, donc podcastable. Mais pour le retrouver “en live”, il suffit d’activer une connexion RTC avec un accès gratuit free par exemple, très utile pendant les vacances.

Vigne-Catalogne

Devez vigneron virtuel, à distance, et déplacez vous pour donner un coup de main pendant les vendanges, puis recevez les bouteilles ! Voilà une entreprise intéressante, “Mes vignes” basée dans la région de Perpignan, fondée par un neo vigneron local et dont la proposition est simple : La “location” est la location d’une vigne entretenue et la vinification.

J’aime beaucoup cette entreprise pour plusieurs raisons :

  • Le fait de participer aux vendanges est dans ma mémoire d’enfant ce qui compte parmi les meilleurs souvenirs (dont une cuite… très jeune) ayant passé tellement d’été dans la Catalogne française ou Languedoc Roussillon avec un grand père qui avait planté et acheté des vignes et qui faisait son propre vin. Au delà du coté sympa, très concrètement, je sais que cela représente du travail toute l’année et des années pour apprendre, avec la nature.
  • La vigne nous rejoint tout au long de notre histoire : mon grand père a ensuite implanté la famille à Suresnes et à Suresnes il y a des vignes et on y fait du vin ! Chaque année les fêtes des vendanges réunissent pas mal de curieux et passionnés et le vin est en vente toute l’année dans plusieurs commerces de la ville (Savour’s club et Champion par exemple). Quand nous nous sommes mariés, à suresnes, le maire nous a offert une bouteille cuvée spéciale (on la laisse vieillir bien sûr).
  • De façon anecdotique, même dans notre maison il y a toujours eu des ceps plantés et j’en ai moi même replanté. Je crois que dès que mon grand père voyait un jardin il y amenait quelques ceps et tout le monde était ravi d’avoir quelques années plus tard une belle vigne et du raisin et parfois pour s’amuser du vin.
  • Enseigner aux enfants ce travail fait partie de la culture locale. Participer à une vendange est très instructif. Pas très loin de cette entreprise, sur la côte, la ville de banyuls a affecté aux écoles une ou plusieurs petites parcelles et chaque année les enfants participent officiellement aux vendanges sans école buissonnière. Moi dès que je suis là bas, je taille un peu la vigne, ici aussi.
  • le concept est simple

Une entreprise qui pourrait faire école : Pourquoi pas virtualiser des jardins, des cultures maraîchères, des chèvres, des parcs à huitres… Remarquable !

Et moi je ferai bien ça avec… des oliviers > olives > huile.

Bravo.

Engagdet a interviewé Steve Balmer de Microsoft et chose impressionnante, Microsoft pourrait placer iPod dans sa stratégie Xbox (on le voit carrément dans les slides, au même titre qu’une gameboy et une PSP) :

ipod et xbox 360 Engagdet : MS touched on synchronization with the iPod and the PSP that the Xbox 360 is going to have, but didn’t really explain much about what form that would take.
Ballmer : Let’s say… music, MP3s… if you have any music in AAC format there’s not much anyone can do with it because Apple doesn’t want anybody to do anything with protected AAC, so you take anything that’s not in protected AAC format. We want you to be able to get that music over to the Xbox and enjoy it while you’re gaming. So we’re doing the work—whether it’s with iPod or some of the other handheld devices (et là je me dis que Microsoft pourrait jouer sur le thème « comme iPod ». sans vraiment vouloir iPod..) —to move appropriate content back and forth. It’s a nice thing. I think it shows our openness. It’s good value for the consumer. I don’t think it’s big time rocket science.
Engadget : Basically, anything that’s unprotected. You know on the iPod, most music is unprotected, it turns out. So as long as it’s not proprietary, based on something Apple’s done, or any other music player for that matter, we’d like to be able to play it.
Ballmer: Yeah, 90% of the iPod music is unprotected, ripped legitimately (or illegitimately).

Bonne nouvelle pour Apple, mais, méfiance, Microsoft aime bien récupérer les bonnes recettes (d’Apple ou autres), les bonnes idées, remanier, modifier, revendre, vendre mieux.

Enfin, on y apprend que Microsoft travaille dur à la compatibilité avec la précédente Xbox, on ne sait pas si c’est fait par du hard ou un logiciel spécifique. Pour rappel Microsoft a racheté des technologies d’émulation “PC” comme Virtual PC (qui tourne sur Mac et PC) et la première Xbox était un petit PC gonflé, là la xbox 360 n’est plus un Pc mais un PowerPC (donc plus proche d’un Mac que d’un PC. tout le monde bave : Microsoft auraait donc un émulateur Xbox 360 pour PowerMac !!! Au passage engadget enfonce le clou et nous laisse rêveurs : les démonstrations faites à la presse de la xbox 360 fonctionnent sur des PowerMac !1522954541785052.Jpg

Ces PowerMac représentent le kit officiel de développement. Microsoft n’utilise pas le système d’Apple mais son propre Os (et outils de développements et tests) windows hérité d’un portage de Windows NT de 1996 vers les PowerPc (on se rappellera qu’avant de racheter neXT Apple a envisagé acquérir BeOs ou acheter cette licence Windows NT…) !!! Mais bon vous voyez Microsoft sortir unt el produit pour Mac ? Faut pas rêver si déjà ils pouvaient sortir une suite Office digne de la version PC…

Apple et Sony devraient travailler ensemble.

Sony emboîte le pas de Microsoft et présente la PlayStation 3. Il faut dire que le salon E3 de Los Angeles est fait pour ça.

Alors cette PS3 ? Superbe !

Me0000570943 2 Me0000570926 2 Me0000571017 2 Me0000571000 2

Design fantastique, Spécifications étonnantes – déchirantes (processeurs dédiés rivalisant avec les dernières nvidia, lecteur Blue Ray DVD, sortie HD 1080, Wifi, Bluetooth, Ethernet, compact Flash, USB etc… mais disparition du firewire), pas encore de prix et une question en suspens autour du disque dur (intégré ou à part). Sony en annonçant une compatibilité complète avec les jeux des playstation précédentes a probablement forcé Microsoft à parler d’une « compatibilité avec les jeux les plus vendus » de la xbox.

Les joueurs placeront le débat sur la logithèque (Killzone qui a été présenté devrait être une nouvelle référence dans l’histoire des jeux videos), les nouveaux acheteurs essayeront d’évaluer les différences au niveau des usages type ou interconnexion media center :

Me0000571001 2 Me0000571002 2

Psp-Ridge

Bien déterminés à ne pas abandonner ce marche qui les a si bien accueillis depuis la première playstation? Sony présente à nouveau un très très beau produit, qui complétera tout à fait une PSP (Playstation portable), elle même une superbe réalisation (principalement autour de l’écran et de ses connexions réseau), mais qui souffre d’une logithèque à construire (spécifique) et qui n’a pas de disque dur (carte memory stick).

B0009A13Mk.08.Lzzzzzzz

Presque simultanément nintendo a présenté sa « revolution » et Sony, en attendant la sortie de la PS3 l’année prochaine a relooké sa version 2 de la PS2. Dans le post précédent j’avais parlé du budget jeux videos et de l’existence naturelle de ce marché des consoles à coté de celui des ordinateurs, ici j’ajouterai que les 2 logithèques Sony et Microsoft ne sont pas tout à fait les mêmes. Les jeux Xbox sont parfois plus « adultes » que ceux de la playstation. La continuité depuis la playstation 1 fait que les joueurs grandissent avec ces consoles. Une différence de taille aux niveaux des PowerUsers pourra reposer sur les possibilités de modifier le fonctionnement des consoles, par voie hardware et logicielles. Les versions actuelles de ces 2 consoles peuvent se muer en media center, émulateurs d’autres consoles ou borne d’arcade, lecteurs de tous medias. A voir pour les prochaines, mais le trait de ces 2 consoles est tout de même le jeu et le graphisme.

Il y a 20 ans j’avais un Apple II. Lemonade Stand, c’est probablement un des jeux les plus simples que je connaissais, un des plus instructifs et comme c’était donné avec les Apple II et que déjà à l’époque les jeux étaient très chers (mais pas si rares qu’aujourd’hui), c’est un de ceux avec lequel je jouais régulièrement. Les graphismes étaient tout simples mais l’attrait n’était pas là.

Vous avez ouvert un petite stand pour vendre des verres de limonade. vous pouvez faire de la publicité, faire varier le prix du verre et décider de combien de verres vous allez lancer la fabrication, mais attention à la météo. Je vous évite de devoir rechercher un émulateur Apple II : Le jeu en flash.

On devrait avoir ce jeu en école de commerce :-)

An impressive post at drunkenBlog : the full investigation (the truth) on the PearPC and the CherryOS code steal. PearPC is a G4 emulator for x86 architecture and is from the begining an open source project – with it you can boot and use MacOS X on a (fast) PC, into a linux or windows window (even BeOs). This post is huge and an acurrate and very detailed remote investigation on Internet.

Je lis régulièrement DrunkenBlog parce qu’on y trouve des avis très précis et détaillé sur Apple et des entretiens avec des développeurs par exemple l’excellent entretien avec les ranchero, particulièrement Brent Simon, un ancien d’Userland ayant travaillé à créer la version Mac OS X.

J’avais mis de coté un post de Drunkenblog parce qu’il était très long. Il est énorme, très détaillé et retrace toute une investigation à distance sur la commercialisation (sans reconnaissance) d’un projet open source très intéressant, Pear PC (lien sourceforge). J’aime depuis toujours beaucoup les émulateurs permettant de faire ce type d’exploits d’avoir plusieurs machines en une seule. Pear PC un émulateur PowerPC (un des très rares) G4 (précisément) incluant Altivec depuis peu, permettant de faire fonctionner OS X dans une fenêtre sur un PC, (Linux, Windows et même BeOs) mais pourrait faire fonctionner autre chose – c’est un exploit remarquable. (à essayer en téléchargeant les installeurs – je ne suis pas certain que l’essayer dans Virtual Pc sur un Mac soit une bonne chose…). Il existe un autre projet, Sheepshaver sur x86 qui comporte dorénavant une partie d’émulation PowerPC, mais qui n’arrive pas encore à faire fonctionner OS X.

Même si le sujet sous jacent ne vous intéresse pas, la lecture de l’investigation autour de l’utilisation commerciale frauduleuse de codes open source est intéressante et remarquable.

Saisir un temps de travail pour mieux le facturer, le meilleur moyen c’est de le faire en même temps, je dis ça pour moi parce que j’ai 2 cauchemars : les timesheet et les notes de frais. Voilà un widget qui fait ça, très vite, très bien, couplé au logiciel pour facturer :

Widget Diagram

Ibiz est édité par icg software, qui édite également podplay dont j’avais parlé à propos du podcast (et qui est en version 1.0 maintenant). iBiz est optimisé pour Tiger, existe en version « solo » ou en version client/serveur (rendez-vous / bonjour). Ce n’est pas très cher. 30 ou 75 dollars.

 Zlj Screenshot4

Ce widget LiveJournal permet de poster sur son livejournal (weblog racheté récemment par Sixappart).

Dashlicious Screenshot

dashlicious c’est pour poster vos bookmarks sur le portail personnel del.icio.us. J’avoue ne pas avoir encore essayé mais je vais pas tarder. très utile pour publier et partager ses liens.

Technorati Tags: ,

Que faut-il faire pour qu’il y ait plus d’entrepreneurs ? Je ne vais parler que des problèmes rencontrés par des créateurs d’entreprises de TPME ce qui est le cas de Brocanteo pour Nathalie, et je ne parlerai pas non plus des problématiques spécifiques de financement ou d’image, je serai axé sur comment aider les entrepreneurs, dans l’objectif de créer de l’activité et des emplois. Prenons le cas simple d’une personne en recherche d’emploi qui décide de créer son entreprise, sans salariés, avec ses propres moyens, une entreprise de services ou un commerce. Immédiatement les charges arrivent, alors que le chiffre d’affaires n’a pas commencé à arriver, lui. Pour qu’il y ait plus d’entrepreneurs, il faut se demander : Faut-il leur faire tout payer comme à une entreprise établie ou faut-il les aider ?

Comprenons nous bien : Dès le premier jour officiel (et même un peu avant – la pme à 1 euro n’existe pas), même si le créateur (quel que soit son statut) travaille jour et nuit sans salariés, sans locaux, avec tous ses moyens personnels et même si il ne verse pas de salaires, il doit prendre conscience que les charges commencent déjà à peser sur la viabilité de son entreprise. L’entrepreneur doit savoir que rien ne lui sera épargné. Et clairement tout les salariés qui analysent froidement leur fiche de paye comprennent que les charges c’est sérieux mais cela n’est qu’un bout du problème.

Afin de minimaliser les charges, 2 points ont été mis en place pour les créateurs qui étaient en recherche d’emploi : la continuité du versement des assedics si aucune rémunération (à distinguer du salaire, mais en clair si vous créez, ne vous versez rien, vous conserverez vos assedic) n’est versée et une aide globale à la création d’entreprise, non financière car elle exempte l’entreprise des charges patronales, peut être attribuée si un dossier spécifique (globalement un business plan) est constitué (parcours du combattant avec des problématiques de dates à bien prendre en compte) et surtout validé, il s’agit d’un dossier ACCRE – on ne peut l’avoir qu’une fois et il a fallu être chômeur (or un gérant ne peut avoir ces garanties). Ceci pendant une durée limitée (un an). Or au bout d’un an, tout commence donc à se déclencher. En France on aime bien ce qui est compliqué. Je ne fais pas le détail de ces taxes, mais il y en a une bonne liste…

Tout le reste est « taxé ». Tout le reste ? Normal ? Prenons un compte bancaire… Vous et moi avons des conventions de compte avec des frais de gestion très peu élevés. Pour une entreprise c’est tout à fait autre chose, normal vous êtes une entreprise… et cette explication vous allez la rencontrer dans plein plein de situations. Tout est donc un peu plus cher, tout est donc moins facile à appréhender. Essayez de faire un chèque pour acheter quelque chose sans avoir votre Kbis (la carte d’identité d’une entreprise) sous le bras, Kbis qui a une durée et une valeur. Vous ne pouvez pas imprimer vous même votre Kbis il faut le payer. je m’arrête là car pour le moment nous n’avons pas tout vécu mais rien ne semble facilité pour les petits entrepreneurs qui comptent leurs sous, or on sait que ces entreprises créent de la valeur et donc des emplois dans une multitude d’autres services ou entreprises. Plein de petits détails, plein de petits freins.

On peut bien sûr essayer de prévenir, de former, mais là il faut guérir.

si je devais retranscrire ce que je ressens voilà ce que je souhaiterai qu’il soit mis en place :

Au niveau national, l’état devrait envisager de modifier quelques règles.

  • Frais de création d’entreprise réduits véritablement à 1 euro. Les structures qui aujourd’hui sont des points de passage obligés pour faire payer une sorte de dîmes historiques, doivent être transformées en centre de conseils tournés vers les entrepreneurs, pour éveiller sans facturer, conseiller pour bien créer, ceci pour la première création par exemple ou lors d’un ralentissement d’activité. Accéder à un avocat ou un expert comptable devrait être un passage obligé inclus dans les frais de base.
  • Aucune charge patronale ne doit peser sur l’entreprise (un fond local ou national doit prendre le relais des versements des charges – ceci en temps réel et sur fournitures des justificatifs) lorsque les conditions suivantes sont remplies : pas de versement de salaires , pas de chiffre d’affaires du tout. C’est à dire qu’en cumulant les 2 on a des entreprises qui payent des charges quand elles fonctionnent. 2 cas de figure situation de démarrage ou situation de ralentissement d’activité. Dans la pratique on a surtout des entreprises qui arrivent à payer leurs charges mais pas les entrepreneurs qui doivent donc espérer faire des bénéfices plutôt que de créer des emplois.
  • Considérer créateurs (souvent un / de(s) gérant(s)) comme un salarié à part entière, (et le comptabiliser officiellement) notamment par l’existence d’un contrat de travail et non une restriction à la possibilité d’avoir des contrats de travail pour les gérants minoritaires. Cela veut dire qu’un gérant, un patron doit pouvoir attester de son travail (ce qui veut bien dire que l’on reconnaisse qu’il y a des patrons qui vivent comme des boulangers et non des jet setteurs) et bénéficier des mêmes droits qu’un salarié.
  • Considérer que les premiers emplois peuvent peser très lourd dans la viabilité de l’entreprise et donc exonération des charges patronales au maximum sur ces premiers emplois, notamment pour le cas de création d’emploi pour des demandeurs d’emploi.
  • Systématiser le parrainage d’entreprises établies vers les entreprises en création, de façon intelligente en fonction de la complémentarité des activités et des débouchés de l’un pour l’une et l’autre.
  • Enfin créer des espaces de dialogues sur les grands services pour permettre aux pme d’exprimer leurs besoins aux grands fournisseurs (par exemple banques, sociétés de logistiques, transports, énergie, emploi, formation…) et non travailler seul dans son coin
  • Peut-être porter une attention aux entreprises bénéficiaires sans salariés, de manière à ne pas pénaliser via l’impôt sur les revenus les entrepreneurs qui souhaiteraient enfin profiter de leurs bénéfices sans avoir eu d’autres revenus.

Au niveau local, les villes / départements / régions pourraient :

  • Favoriser l’émergence de chartes pour que les entreprises s’imprègnent et soit actives (sans frais administratifs) au niveau local, mais en considérant que ce sont des points gagnés par les entreprises en récompense des heures passées et que donc cela doit à un moment jouer dans le compte de résultat (autres exonérations).
  • Favoriser l’éclosion d’entreprises de services ou partenaires de services existants des structures locales, les localités doivent considérer le tissu embryonnaire d’entreprise comme des partenaires et non comme des électrons libres sources de revenus.
  • Favoriser l’attribution de locaux d’entreprise (et pas que bureaux) sous la forme de pépinières à frais véritablement réduits.
  • Favoriser la présentation des entreprises vers les autres entreprises et surtout vers la communauté
  • Créer des fonds constitués de parts des entreprises locales en échange de services à rendre à la ville ou aux citoyens
  • Créer des fonds de sécurité pour aider les créateurs et les salariés en cas de faillite ou de faiblesse de l’entreprise
  • Créer des passerelles entre les systèmes éducatifs locaux et les entreprises locales, le plus tôt possible, pour ouvrir l’entreprise au futur et à ses parents !

Au final les entrepreneurs auraient une autre image.

Jean-Louis Gassée (ex fondateur d’Apple France à une époque où tout était à faire – un succès et fondateur de Be, Inc pendant les années 90 pour créer un nouveau système d’exploitation – un échec, aujourd’hui chez Palm Sources et Venture Capital) disait qu’aux Etats Unis un entrepreneur qui fait faillite est intéressant parce qu’il a appris ce qui n’avait pas fonctionné, en France on pense que c’est un raté et qu’il ne faut plus lui faire confiance. Mais à quel prix devra-t-on considérer que sans « entreprise » il n’y a pas d’activité ? Entreprendre c’est prendre des risques, qui assure celui qui prend des risques, pourquoi augmenter les risques. Il faut alléger les risques, sécuriser l’après entreprise pour les salariés et pour les créateurs.

Article en réponse (?) à la question posée par Loïc le Meur où il y a de très bonnes réactions et aussi parce que je ne liste pas le nombre de clubs ou associations dont on reçoit des demandes de cotisation, le tout au bout d’un mois d’existence…

Technorati Tags: